mardi 23 février 2010

Grosse paresse!

Nous avions décidé de passer les premiers jours à flemmer...c'est réussi! Quand on bosse, les journées passent vite, quand on ne fait rien à part se baigner, manger, lire, se balader sur la plage et dormir, jouer aux échecs sous le parasol, le temps passe encore plus vite...

Nous avons tout de même fait une incursion au village le plus proche pour aller manger dans un restaurant plus authentiquement thaï. 2 km à pied le long d'une jolie route ombragée sans trop de circulation...aaah, puisque je parle de circulation: on conduit à gauche, comme dans tous les pays qui ont été occupés par les Anglais. Il faut donc veiller à regarder d'abord à droite avant de traverser, et plutôt deux fois qu'une. Les Thaïs conduisent comme des dingues, foncent à toute vitesse, zigzaguent entre les nids de poule, dépassent les camions en plein virage et ne tiennent aucun compte des piétons. Si les musulmans ont une philosophie un peu similaire qu'on peut résumer à Inch'Allah, ici c'est le karma qu'on invoque. Nous avons d'emblée renoncé à louer une voiture ou un scooter, qui certes nous permettraient d'être plus mobiles et plus indépendants: la police a tôt fait de repérer les touristes et on peut être quasi sûr de se faire extorquer de l'argent sous prétexte d'une infraction fictive. Comme dans tous les pays où les fonctionnaires sont mal payés, ils arrondissent ainsi leurs revenus. Il vaut donc mieux prendre un taxi ou un bus. Les Occidentaux qui vivent ici à demeure ont leur propre chauffeur ou connaissent le système et s'arrangent pour connaître le chef de la police locale: un petit cadeau de temps en temps permet d'huiler les rouages et de ne pas avoir d'ennuis.

Le village est essentiellement constitué de commerces et de restaurants puisqu'il y a 5 grands complexes hôteliers à proximité. Les prix sont plus modérés qu'à l'hôtel mais restent élevés puisque la clientèle est essentiellement touristique. Nous mangeons au restaurant Chaba où je choisis une soupe tom kha goong (noix de coco, citronnelle, ciboule, crevettes) - une spécialité que je connais et qui ne comporte pas de piment - et Alain des nouilles au poulet et légumes qui lui emportent la bouche bien qu'il aie spécifié "not spicy"...

En nous promenant, nous rencontrons Kevin, un grand Irlandais d'une cinquantaine d'années qui vit ici et travaille comme organisateurs d'excursions dans un hôtel des environs. Il nous explique que Phuket est actuellement, grâce au tourisme, la région la plus prospère de la Thaïlande mais que la population y est moins chaleureuse qu'ailleurs et que si, partout dans le pays, les touristes sont des vaches à lait, c'est encore pire ici. Il faut diviser les prix qu'on nous indique par 3 et pas par 2 pour avoir un prix convenable et convenir avec précision du tarif avec les taxis avant de s'y installer. Ils n'ont pas de compteur et tenter de négocier une fois en route est dangereux car, nous dit Kevin, "ils sont capables de sortir une arme pour 50 bahts". Mais c'est déjà pour nous un point acquis, car il en est ainsi dans tous les pays à bas revenu par rapport au nôtre et nous avons la chance d'avoir une bonne expérience des voyages et de savoir que la gentillesse et la serviabilité ne sont jamais gratuites. Beaucoup de naïfs ne se demandent pas pour quoi un autochtone éprouve soudain une forte sympathie pour eux et s'offre pour leur montrer des sites particuliers auxquels ils seraient quasi les seuls à accéder ou des boutiques "very good price"... Nous partons du principe que, de toute façon, nous serons toujours considérés comme étant riches du simple fait que nous avons pu payer un billet d'avion pour venir et que, par conséquent, nous payerons partout plus que ce que paie un autochtone, même en marchandant. Ainsi, nous gardons le sourire...Arnaquez-nous, d'accord, mais jusqu'à une certaine limite...

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