
Un bateau "long tail" serait plus romantique, mais nous en aurions pour des heures et nous préférons avoir le temps d'une baignade dans un lagon et d'un parcours en canoë dans les grottes. En un peu plus d'une demi-heure, nous atteignons Phang Nga, au nord-est de l'île de Phuket. C'est une région d'îlots karstiques qui font penser à la Baie d'Halong: un paysage magique...

Nous accostons, le temps d'un rafraîchissement et d'une baignade avec masque et tuba (enfin...pour moi car Alain déteste mettre la tête sous l'eau depuis que, la dernière fois qu'il a fait une tentative, il a tourné la tête avec le tuba dans la bouche pour essayer de me parler et a bu la tasse...): la faune sous-marine n'est pas extraordinaire puisque ce ne sont pas des fonds coralliens mais sableux: quelques poissons rayés de jaune et de noir et une autre espèce très joliment colorée de dégradés de rose et de bleu ainsi que 2-3 concombre de mer (j'espère que c'était ça, je ne connais rien d'autre qui ne bouge pas et ressemble à une grosse crotte... à part une grosse crotte!).

Nous reprenons le bateau qui fonce plein tube à travers les vagues pour rejoindre un village musulman (si le nord du pays est essentiellement bouddhiste, on trouve de nombreux musulmans dans le sud) construit sur pilotis. Alain, qui l'a déjà vu, m'explique que c'est un endroit peu touché par le tourisme de masse, où l'on voit vivre les habitants et où l'on trouve un ou deux restaurants improvisés où cuisinent les femmes du village. Quel choc! Une trentaine de bateaux ont déposé des centaines de touristes (dont nous), les village consiste en une dizaine de grands bâtiments sur pilotis, chacun avec un immense restaurant où on sert à la chaîne des "spécialités": deux poissons grillés trop secs, du riz trop cuit et des légumes à l'aigre-doux, quelques tranches de tomates et de concombre fadasses... Sans oublier les stands de souvenirs made in China...
Mais cela ne suffit pas à nous mettre de mauvaise humeur: après tout, nous faisons aussi partir des touristes et savons bien qu'à moins d'avoir beaucoup de temps et de prendre les transports publics, nous n'allions pas découvrir d'endroits vraiment authentiques puisque le sur du pays vit essentiellement du tourisme. Mais peut-être aurait-il mieux valu préserver ce village en limitant le nombre de personnes autorisées à s'y rendre chaque jour... Mais c'est toujours la même chanson: le facteur financier prime et là, nul doute que les affaires sont rentables!
J'ai faim... je vous raconte la suite demain, ok? Alain vient de rentrer du village où on lui a proposé un "secret massage"... Lorsque nous nous sommes promenés là-bas il y a quelques jours, nous avions vu trois Européens sortir du lieu, une main faisant des signes d'adieu et l'autre occupée à finir de reboutonner leur pantalon...
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